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Le CADTM dénonce les procès intentés par les multinationales contre la liberté d’expression
Le CADTM dénonce tous les procès intentés par les entreprises privées visant à étouffer le débat public sur des enjeux aussi cruciaux que la question des ressources naturelles ; une thématique sur laquelle le CADTM travaille depuis sa création en 1990. La transnationale Suez attaque le documentaire sur la privatisation de l’eau For Love of Water devant la Chambre correctionnelle de Paris tandis que les deux transnationales minières Barrick Gold et Banro réclament devant la justice canadienne 11 millions de de dollars de dommages et intérêts aux auteurs du livre Noir Canada et à leur maison d’édition pour diffamation, alors qu’elles avouent ne pas l’avoir lu.
Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations sur ces différentes actions en justice qui mettent en danger notre liberté d’expression.
Appel à Signature : Comité de soutien au film "FOR LOVE OF WATER" attaqué par SUEZ devant le tribunal correctionnel de Paris
Ce film est une enquête documentaire sur la crise mondiale de l’eau et sur la privatisation croissante de l’approvisionnement mondial en eau douce.
Qu’en est-il de la préservation des réserves naturelles et de la distribution de l’eau dans les années à venir ? Durant trois ans, des États-Unis à l’Afrique du Sud en passant par le Rajasthan et la Bolivie, la réalisatrice Irena Salina a interrogé scientifiques, militants écologistes, porte-parole d’entreprises ou simples citoyens pour dresser un constat alarmant. L’eau représente désormais la troisième industrie mondiale après le pétrole et l’électricité, mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource potentielle de profits à la surface du globe. Partout, y compris aux États-Unis, l’accès à l’eau potable est devenu problématique, et trente mille personnes meurent par jour dans le monde faute d’en bénéficier.
Dans les bidonvilles des pays pauvres, la privatisation des réseaux, encouragée par la Banque mondiale - au profit notamment de deux multinationales françaises, Veolia et Suez, et d’une britannique, RWE-Thames Water exclut un nombre croissant d’habitants, incapables de payer des factures qui ont augmenté brutalement. Et alors que l’or bleu excite de plus en plus ouvertement les convoitises, on découvre que le Conseil Mondial de l’Eau, créé officiellement pour arbitrer entre les intérêts contradictoires des États, des entreprises et des citoyens, est dirigé ouvertement par les représentants de Veolia et Suez.
Ce film permettait d’ouvrir un débat public contradictoire sur un bien vital que constitue l’eau : il en est empêché par l’ation juridique et politique de Suez : cela constitue une entrave à la liberté d’expression sur un sujet qui nous concerne tous.
Nous vous proposons de signer l’appel pour un comité de soutien à FLOW aussi bien en France qu’à l’internationale afin qu’un véritable débat sur la préservation des réserves naturelles et de la distribution de l’eau prenne place en toute transparence et dans le respect du contradictoire. Signez l’appel en ligne sur www.france-libertes.fr