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Lettres - Poursuites-bâillons: assez, c'est assez
Avant les auteurs de Noir Canada, Greg Palast est le journaliste américain qui a mis la Barrick Gold sur la sellette avec les allégations sur ses agissements en Afrique. La compagnie l'a poursuivi avec The Observer de Londres. Ils ont dû jeter l'éponge pour pouvoir survivre parce que les lois du Royaume-Uni ne servaient pas... la justice. Pensez: dans leur défense, il leur était interdit de citer les affirmations d'ONG comme Amnistie internationale. Barrick Gold n'a pas gagné ce procès en faisant la vérité sur ses activités. Car la vérité, ce n'est pas dans le cadre de procès en diffamation qu'elle peut se faire, mais dans le cadre d'un véritable débat public et transparent. Il faut voir, dans le film Mirage d'un eldorado, la représentante du gouvernement canadien fuir le débat public face à ceux et celles qui sont venus lui dire que la majorité de la population dit non au projet Pascua Lama de la minière canadienne Barrick Gold...
La Commission parlementaire concernant la loi 99 sur les poursuites-bâillons vient de se terminer sur les complaintes du géant minier. Espérons que nos parlementaires sauront se tenir debout: au Québec, nous voulons des lois qui servent la justice et une loi efficace pour contrer le type de poursuite-bâillon à laquelle sont confrontés les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada. Nous ne voulons pas que l'histoire se répète. Au fait, Greg Palast demeure l'un des journalistes d'investigation les plus intéressants à suivre. Il alerte actuellement les Américains et le monde sur le fait que plus de 2,7 millions de personnes ont vu leur inscription pour voter rejetée dans le cadre des nouvelles lois faites par George Bush...